Il y a dix jours nous nous sommes rendu au centre de rééducation Notre-Dame de Bon Voyage à la Ciotat pour former les kinés à l’utilisation de la genouillère. Lors de la démonstration, nous avons rencontré une patiente utilisant lors de ses séances notre genouillère.

Suite à cela nous avons décidé de réaliser une interview pour en connaître davantage sur sa pathologie et son protocole de rééducation.

Retrouvez son témoignage ci-dessous.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre problème au genou.
J’ai été opérée en 1998, puis en 2004 pour une tumeur dans la moelle épinière au niveau des dorsales, qui m’a paralysé les membres inférieurs. J’ai réussi à retrouver ma motricité, mais suite aux lésions de la moelle épinière, j’ai un déficit de sensibilité et de proprioception, c’est-à-dire que je ne sens pas bien les mouvements et la position de mes jambes. Ce déficit est plus important du côté gauche, et le fait de ne pas ressentir correctement ce qui se passe au niveau du genou pose beaucoup de problèmes pour la marche. Depuis quelques années, je marche avec le genou en hyperextension, et je n’arrive pas à corriger seule cette position.


Comment avez-vous découvert Ted Orthopedics ?
J’ai entamé un processus de rééducation au centre Notre Dame de Bon Voyage au moment où ils se sont équipés de la genouillère.

Depuis combien de temps utilisez-vous la genouillère TED ? Quels exercices avez-vous réalisés ? Et pourquoi ?
Je l’utilise depuis deux semaines. Mon genou gauche part en recurvatum, je ne le sens pas, et j’ai du mal à déterminer la limite entre le moment où ma flexion est suffisante, et celui où je bascule en hyperextension.
J’ai réalisé avec la genouillère des exercices de flexions debout, à la presse, sur un plateau d’équilibre. Le but est de répéter un mouvement pour que je mémorise la position correcte.
J’ai également beaucoup utilisé le tapis de marche, tout d’abord en surveillant l’écran, puis en me fiant uniquement aux alertes sonores.

Avez-vous remarqué des changements depuis son utilisation ?
Lors de mon second essai de la genouillère, j’ai marché pendant 20 minutes sur un tapis roulant. Le lendemain, nous avons constaté que mon genou ne se verrouillait plus en hyperextension, et que mon corps avait enregistré la bonne position de la jambe, ce qui est très surprenant car nous n’attendions pas de résultats aussi rapides, surtout 15 ans après ma dernière opération !
Je l’utilise lors de toutes les séances que j’effectue au gymnase, et j’affine au fur et à mesure le mouvement en augmentant le degré d’exigence sur l’application. Ma démarche n’est pas encore parfaite, mais je peux me concentrer sur ce que je ressens et ainsi le reproduire dans ma vie quotidienne plus facilement.

Que pensez-vous de ce concept, mêlant technologie et rééducation ?
La genouillère « ressent » pour moi, elle fait le lien entre mon corps et mon cerveau pour les informations ne circulent plus par la moelle épinière. L’application est assez complète et simple à utiliser, et donne des indications visuelles et sonores. J’utilise essentiellement le programme « anti-recurvatum » lors de mes séances, mais il y en a plusieurs autres qui peuvent m’être très utiles, notamment pour poursuivre ma rééducation de la proprioception.

Après votre rééducation au centre Notre Dame de Bon Voyage, allez-vous
continuer à utiliser la genouillère ?
J’utilise aujourd’hui celle du centre de rééducation, mais dès que possible je vais m’équiper personnellement et je la porterai régulièrement pour prolonger les bénéfices de la rééducation effectuée au centre. Pour moi c’est devenu un outil indispensable pour pallier mon déficit de sensibilité profonde.

Le petit mot de la fin est pour vous : il est libre
Cette genouillère n’a pas été conçue spécialement pour ma pathologie mais elle est parfaitement adaptée à mon cas. Je suis ravie de pouvoir bénéficier de cette avancée technologique pour résoudre un problème qui me paraissait insurmontable jusqu’à présent sans une rééducation régulière avec un kiné. Je sais qu’avec cette genouillère, je ne pourrai continuer à travailler et à me corriger au quotidien, elle ne remplacera pas le travail d’un kiné mais m’évitera de prendre de mauvaises postures entre deux périodes de rééducation.

 

Nous tenons à remercier le centre de rééducation de Notre-Dame de Bon Voyage ainsi que cette patiente pour l’accueil et les échanges reçus. 

Bonne rééducation.